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Innov'Action : adapter parcellaire et troupeau pour pâturer plus

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Pâturer plus en Vallée verte

Benoît Delaunay et Christelle Gendrin élèvent 110 vaches laitières et quelques boeufs à Montabot, près de Villedieu-les-Poêles, dans la Manche.

Ces deux frère et soeur, associés depuis 2005, ont choisi l’agriculture biologique en 2011 (fin de la conversion en 2013), se sont orientés vers un système très herbager.

Après de nombreuses formations et voyages, ils ont mis en oeuvre plusieurs pratiques pour pâturer plus et mieux.

" Nous avons la chance d’avoir une surface accessible aux vaches laitières, non limitante de 50 ha (70 ha en cas de sécheresse). Les vaches laitières peuvent parfois faire plus d’un kilomètre pour aller au pâturage.  Mais ce n’est pas sans contrainte : relief, parcelles humides, traversées de route, autant d’éléments avec lesquels on doit composer. Depuis plusieurs années, nous avons refait des chemins pour les vaches pour pâturer mieux et plus loin.

Nous faisons beaucoup marcher nos animaux, il faut donc les ménager. L’herbe pâturée est leur plat unique de mars à octobre. C’est pourquoi nous pratiquons le pâturage tournant. 

Nous les rationnons aux fils avant et arrière et les temps de séjour sont d’environ 2 à 3 jours sur les parcelles et varient selon la pousse de l’herbe. Nous renouvelons régulièrement des prairies de pâturage avec des semis sous couvert de méteils ensilés et en resemant des prairies multi-espèces.

Outre ces aménagements, nous cherchons aussi à adapter notre troupeau pour le pâturage. Pour gagner en rusticité et en valorisation de la matière utile, je pratique le croisement de races. 

Formé à l’insémination, je choisis moi-même les races et les caractères que je veux introduire dans l’élevage. Mon objectif aujourd’hui est avant tout d’avoir des animaux de petits gabarits (et donc légers) pour pâturer sur les parcelles éloignées et en pente.

Notre volonté est également de soulager la charge de travail sur l’élevage. Nous testons depuis 2 ans l’élevage des veaux avec des vaches nourrices. 

Notre astreinte à cette tâche est donc moindre et nous avons aussi quelques vaches de moins à traire. Notre ambition est de produire du lait à l’herbe, en économisant les charges au maximum et assurer le revenu de nos deux familles. "