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Innov'Action : Quand conservation rime avec innovation

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Témoignage de Vincent Picot qui a remis en question un système simple pour anticiper et éviter les problèmes de demain. Réduction du travail du sol, un sol toujours couvert et la diversité des espèces cultivées sont les principes de cette agriculture innovante.

Il se passe de la charrue depuis 2010 et il est aujourd’hui référent professionnel du GIEE « Manche Agriculture de Conservation ». Comme les autres membres du groupe, il a remis en question un système simple pour anticiper et éviter les problèmes de demain. Réduction du travail du sol, un sol toujours couvert et la diversité des espèces cultivées sont les principes de cette agriculture innovante.

Vincent Picot« Cinq ans après mon installation, la reprise de 35 ha supplémentaires m’a posé question en termes de disponibilité de main-d’oeuvre. C’est à partir de là que je me suis intéressé à la réduction du travail du sol.

Un copain du Nord-Pas de Calais qui était en semis simplifié depuis 15 ans m’a donné le DVD de Stéphane Aissaoui « Gagnant sur tous les plans avec un sol vivant » sur Frédéric Thomas, pionnier en Techniques Culturales Sans Labour (TCSL).
Ce documentaire, ainsi que le livre de Claude Bourguignon m’ont poussé à intégrer une formation collective organisée par la Chambre d’agriculture, et à tester les TCSL sur mon exploitation :

  • réduction du travail du sol avec les outils qu’on avait à disposition,
  • mise en place de couverts végétaux,
  • essais variétaux,
  • réflexion sur le décalage des dates d’épandage des effluents.

Ce n’est pas juste en supprimant la charrue qu’on réussit mais c’est tout le système qui doit être revu, en partant du sol et jusqu’aux vaches !

En participant à cette formation j’ai pu prendre conscience de la vie du sol, visiter des exploitations pionnières en agriculture de conservation des sols et échanger avec des collègues manchois.
Si une année on loupe une culture, chez nous on sait que la technique fonctionne : il faut l’apprivoiser, se faire la main et bien reconnaître où on a fait l’erreur. D’année en année, nous cherchons à aboutir à une agriculture à la fois productive et autonome, en préservant notre capital SOL.

Depuis janvier, le groupe est reconnu par l’État comme GIEE. C’est un levier pour aller plus vite, plus loin, généraliser ces pratiques et communiquer sur leurs bienfondés.»

 

Le témoignage de Vincent Picot et le zoom sur ses pratiques innovantes