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Produire du Blé Bio

Optimiser les fournitures d’azote et la maîtrise des adventices.

Dans le Calvados, les rendements en blé bio sur 10 ans oscillent entre 30 et 50 quintaux en moyenne.

La dernière récolte est très hétérogène (20 à 40 qx / ha selon les parcelles) ;
la moyenne régionale est nettement en baisse par rapport à la très bonne récolte de 2017, avec de mauvais résultats dans les sols argileux ou argilo-limoneux détrempés au printemps.

Dans l’idéal, on implantera le blé sur :

  • une parcelle propre, derrière prairie (première ou seconde année après) ;
  • ou alors avec un précédent riche en protéagineux (par exemple une association avoine + féverole).

Semer assez tard donne du temps pour travailler avant le semis, avec des déchaumages successifs :

  • objectif rumex avec des dents incurvées à pattes d’oie en conditions sèches, à au moins 8 cm de profondeur ;
  • objectif graminées annuelles avec un travail très superficiel.

Le labour reste évidemment une bonne façon de "nettoyer" avant semis.

Semer en novembre limite aussi les risques de maladies à virus (JNO), le développement de la septoriose, et les fortes infestations de ray-grass ou vulpins.

Désherbages, binages…

Pour un débouché meunier, les variétés BAF ( Blé améliorant de force) hautes et couvrantes, semées plutôt denses (entre 300 et 400 gr/m² selon le type de sol), limiteront le développement de certaines adventices. Par exemple Ghayta, Tengri, Ehogold, Energo, Togano (blé alternatif).
Fréquemment, les premiers désherbages n’interviendront qu’à partir de février avec la herse étrille.

Dans des situations de parcelles "salissantes", certains optent pour un passage de herse étrille quelques jours après le semis, voire semer à 25 cm d’écartement pour biner plus tard. On s’expose alors à plus de levées entre les rangs… efficacement détruites par les binages, certes, mais à condition d’avoir du temps sec !
Certaines bineuses récentes, avec guidage optique performant, permettent désormais de passer à 14-16 cm d’écartement.

Les effluents d’élevage seront plutôt apportés pour des blés en fin de rotation.

Les engrais organiques achetés ne sont pas systématiquement rentabilisés : à réserver pour assurer un taux de protéines élevé ; mais parfois, ils n’apportent que du rendement et pas la qualité suffisante.

Jacques Girard - 02 31 51 66 35