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Vers une herbe en quantité et de qualité en juin ?

Semaine 24 - Les croissances sont dans les normales de saison cette semaine, à l’exception de la Manche qui maintient toujours un niveau inhabituellement bas. Le retour du soleil devrait faire progresser les stocks et la qualité de l’herbe.

5 TMS/ha en 70 jours

Les mesures d’herbe permettent non seulement de gérer le pâturage au quotidien mais aussi de réaliser des bilans de productivité des parcelles et de valorisation de l’herbe.
Après 10 semaines de mesures, les rendements cumulés moyens s’élèvent à 5 tonnes MS/ha sur les sites de Normandie. Ils restent proches de la moyenne sur 15 ans dans l’Orne malgré des aléas de croissance sur le début de saison.Des disparités importantes sont notées puisqu’ils varient de 3.9 T MS/ha et 6.1 T MS/ha. Elles peuvent s’expliquer par de nombreux facteurs comme les conditions météo, les pratiques de fertilisation, la conduite de pâturage, les espèces présentes.

Rénover les prairies sous-productives ?

Une rénovation totale des prairies sous-productives permettra certainement un regain de productivité. Cependant, pour que la rénovation soit un succès au vu du coût d’implantation, il faut que la nouvelle prairie perdure par la suite.

Avant de décider d’une rénovation totale des prairies, un constat s’impose donc sur leur sous-productivité. Les pratiques de fertilisation sont-elles adaptées ? Les espèces présentes sont-elles adaptées au milieu ? Reflètent-elles des lacunes dans la gestion du pâturage ? L’aménagement de parcelles est-il optimal ?

Un diagnostic floristique couplé aux mesures de rendement et au diagnostic de fertilisation permettra de prendre les bonnes décisions.

Si une rénovation est nécessaire, penser à choisir des espèces adaptées au milieu. Même en Normandie, l’implantation de l’habituelle association RGA-TB n’est pas toujours pertinente sur certaines parcelles. Par exemple, le dactyle est plus propice à un milieu séchant tandis que la fétuque des prés appréciera les endroits humides.

Vos conseillers spécialisés pourront vous apporter des renseignements sur les mélanges prairiaux et variétés adaptés à votre milieu, votre mode d’exploitation, vos objectifs. Il restera à adapter la conduite de pâturage et la fertilisation.

SystèmesNb expl.Coût alimentaireCoût de concentré (en e/1 000 l)Coût fourrages (en e/1 000 l)Fourrages distribués (kg MS / Vache / jour)Jours d'avance avec fourrages compl.Jours d'avance sans fourrages compl.
Lait > 15 ares639142564914
Lait > 30 ares1635181821914
Lait > 45 ares51641102424

Témoignage

M. SALLES, GAEC des Bourdonnets, Le Chatellier (61)

"Nous conduisons un troupeau de 140 vaches normandes qui ont 28 hectares de prairies accessibles pour le pâturage. La surface disponible ne nous permet pas de fermer le silo. L’an dernier, elle était divisée en 11 paddocks allant de 1,5 à 3,7 ha sur lesquels les vaches restaient 1 à 3 jours. Pour 2018, nous avons tout redécoupé en 20 paddocks d’une journée chacun.

Début juin 2017, nous avions dû faucher trois paddocks (6,5 ha) car nous nous étions fait déborder par l’herbe. Cette année, à la même période, nous n’avons toujours pas débrayé de parcelle pour la fauche. Avec la nouvelle organisation, nous avons l’impression de mieux valoriser le potentiel des prairies destinées au pâturage."

 

Emilie Turmeau - ELVUP